Gérard Rancinan

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Wonderful world
07.09.2012 > 10.11.2012

Thèmes fétiches de Gérard Rancinan : la quête de la beauté superlative, l’« hollywoodisation » de la société, l’obsession de l’individu occidental de faire de son existence un mythe. Dans cet univers saturé de glamour et de trash, Batman fait des petits et les élève bourgeoisement, Adam et Ève s’exposent dans une bulle stérile et les Trois Grâces portent des tatouages tribaux.

 

Cette production visuelle débridée, signalant une authentique créativité, s’intègre bientôt sans heurt esthétique dans la scène artistique contemporaine. En atteste l’exposition « Urban Jungle » à l’espace Cardin de Paris, en 2000, qui consacre alors Gérard Rancinan comme l’un des photographes d’art les plus en vue, dans un style non loin d’évoquer celui qui, par l’esprit comme par les thématiques, se rapproche le plus de lui : David LaChapelle.

 

En 2009, les photographies de Gérard Rancinan seront présentées au Palais de Tokyo : conversion réussie du monde de l’image d’actualité ou de documentaire à celui de l’image d’art. En 2012 enfin, nouvelle consécration à la Triennale de Milan, pour la troisième des expositions masse du travail que le photographe, assisté de Caroline Gaudriault pour la mise en perspective intellectuelle, consacre au dernier volet de sa Trilogie des Modernes : trois séquences photographiques intitules respectivement « Métamorphoses », « Hypothèses » et « A Wonderful World ». La Trilogie des Modernes, selon le tandem Rancinan-Gaudriault, « est une revolution en trois actes. 

 

Entre tragédie et comédie, elle dresse le constat d’une humanité bouleversée, qui avance aveuglément, guidée par le désir absolu d’un bonheur généralisé ».

 

 

Paul Ardenne

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