Jeanne Susplugas

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There's no place like home
08.11.2012 > 19.01.2013

COMMUNIQUE DE PRESSE | BIOGRAPHIE

Née en 1974 à Montpellier, diplômée en Histoire de l’Art de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jeanne Susplugas enchaîne les expositions à travers le monde et a montré dans des lieux tels le KW à Berlin, la Villa Medicis à Rome, le Palais de Tokyo à Paris, le Fresnoy National Studio, le Musée d’Art Moderne de St Etienne, le Musée de Grenoble et à l’occasion d’événements tels la Biennale d’Alexandrie, Dublin-Contemporary ou le Festival Images de Vevey.

A la galerie, elle présente des installations, des dessins, des photographies et des films. De nouvelles oeuvres se mêlent à de plus anciennes contribuant à la cohérence du propos de l’artiste et font sens par rapport à ses préoccupations sur l’addiction, l’aliénation ou la solitude. Le motif de la boîte, récurrent dans son travail, apparaît comme le fil conducteur de l’exposition pour traduire l’idée d’enfermement. Le titre de l’exposition There’s no place like home fait référence à la réplique répétée par Dorothy dans « The Wizard of Oz » de Victor

Fleming, adapté du roman éponyme de L. Frank Baum. Ainsi est énoncée la place prépondérante qu’occupent la littérature et la maison dans son oeuvre. Storage House, une imposante boîte en carton sur roulettes fait référence aux « amasseurs compulsifs ». Une oeuvre jouant par l’absurde sur la contradiction entre les notions d’excès et de vide, deux notions intrinsèquement liées. Son étrange forme reprenant le plan de l’appartement d’un patient atteint du syndrome de Diogène (clochardisation volontaire avec incapacité de jeter les objets inutiles). Absurdité que l’on retrouve aussi dans Serenity box, entre cercueil et caisson de repos portatif – la découpe étant la formule simplifiée d’un anxiolytique, le Bromazepam. Boîte que l’on traverse virtuellement dans Corridor, comme on passerait de l’autre côté du miroir. Par leur aspect séduisant, nimbées d’une lumière douce et éthérée, les photographies n’en sont que plus troublantes. Ce visage sur le point d’être masqué de matière apparemment confortable, dans Mask, qui n’en est pas moins dissimulatrice ou encore ce visage ponctué de signes énigmatiques, Sans titre, signifiant les points d’acupuncture. Les boîtes se changent en flacons, équivalent américains de nos emballages cartonnées, dans la série de dessins Containers. Débutée en 2007, elle est inspirée des « containers » américains, flacons donnés dans les pharmacies avec le nombre exact de comprimés requis pour un traitement. L’artiste remplace les noms de médicaments qui, une fois assemblés, énoncent des citations d’écrivains collectées depuis une dizaine d’années.

 

Le travail de Jeanne Susplugas propose une réflexion, non dénuée d’humour, de dérision, voire de cynisme, sur les maux de notre société.

ESPACE GRAND NEF ET SOUS VERRIERE

SELECTED WORKS

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